Le dispositif de sécurité pour la nouvelle mobilisation sociale samedi à l’appel d’organisations syndicales et de jeunesse ainsi que des gilets jaunes est « reconduit », avec 70 000 policiers et gendarmes mobilisés sur l’ensemble du territoire, a annoncé vendredi 6 novembre le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez.
« Pour demain, la situation est un peu différente de celle qu’on a connue hier dans la mesure où nous avons moins de déclarations d’organisations syndicales représentatives », avec « des appels à rassemblement » sans « nécessairement d’organisateur structuré, ce qui est un peu plus porteur de risques », a détaillé le ministre lors d’une conférence de presse à Paris.
Pour la précédente journée de mobilisation sociale, jeudi, les syndicats avaient revendiqué une participation de plus de 1,5 million de personnes – les autorités ont elles recensé 575 000 manifestants, dont 65 000 à Paris. Les manifestations se sont globalement bien passées jeudi, avec quelques heurts dans plusieurs villes.
« Le risque est exactement le même »
Pour samedi, le ministre a fait état d’appels, sur les réseaux sociaux, « à la violence contre les forces de sécurité intérieure », « les bâtiments publics », « les commerces » avec « des pillages », ainsi que des « appels à la révolution, à l’insurrection, des mouvances ultragauche ou d’extrême gauche radicale ». Il a également évoqué des appels aux « blocages d’axes de circulation » en matinée et « d’axes structurants ».
« Donc le risque est exactement le même que pour les samedis précédents », a estimé Laurent Nuñez.
Le dispositif de sécurité est par conséquent « reconduit en volume et en doctrine opérationnelle », c’est-à-dire « 70 000 effectifs », a-t-il annoncé.
Ce dispositif est mis en place pour les journées de mobilisation sociale depuis le…
Auteur: La Croix (avec AFP)
