Unités d’élite, blindés et drones. Pour le samedi 24 octobre, l’exécutif renforce son dispositif policier. Mais la réponse ne se limite pas aux effectifs déployés. Dans de nombreuses villes, les préfectures interdisent les manifestations, parfois même lorsqu’elles ont été déclarées. Jeudi 22 octobre, après un conseil de sécurité à l’Élysée, Emmanuel Macron a recommandé qu’il n’y ait pas de manifestations dans les prochains jours. Selon lui, les préfets doivent interdire les rassemblements organisés par des personnes dépourvues de « légitimité ». « Cette surenchère uniquement sécuritaire se fait au détriment de nos libertés », dénonce dans un communiqué de presse Nathalie Godard, directrice de l’action chez Amnesty International France.
À Paris, le parcours syndical fait toujours débat. Jeudi, la préfecture de police et l’intersyndicale avaient signé un accord pour un cortège allant de Bastille à Nation. Vendredi matin, la préfecture a proposé un autre trajet, entre la porte de Vincennes et la porte d’Italie. Neuf organisations syndicales et étudiantes dénoncent ce changement, intervenu selon elles après les déclarations du président. Elles maintiennent le rendez-vous samedi à 14 heures, place de la Bastille. Le parcours Bastille-Opéra, souhaité par des gilets jaunes et des organisations étudiantes, a été interdit.
Des interdictions dans les cortèges déclarés
À Lyon, les manifestations sont interdites de 10 heures à 23 heures dans un vaste périmètre couvrant une grande partie du centre-ville. À Montpellier, la préfecture a interdit une manifestation pourtant déclarée par le syndicat Force ouvrière de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les rassemblements sont proscrits dans plusieurs quartiers du centre-ville, un couvre-feu vise les mineurs qui se déplacent sans un adulte et les tramways…
Auteur: Maxime Sirvins
