Dans son dernier rapport final, la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur l’Iran dénonce de graves violations des droits humains commises par les autorités iraniennes, suite aux manifestations massives qui ont suivi la mort en garde à vue de Mahsa Amini, 22 ans, en septembre 2022.
Mme Amini, issue de la communauté kurde iranienne, avait été arrêtée par la « police des mœurs » du pays pour non-respect présumé des règles relatives au port du hijab.
Allégations de crimes contre l’humanité
« En réprimant les manifestations nationales de 2022, les autorités iraniennes ont commis de graves violations des droits humains, dont certaines ont été qualifiées de crimes contre l’humanité par la Mission », a déclaré Sara Hossain, présidente de la Mission d’établissement des faits.
« Nous avons entendu de nombreux témoignages poignants de tortures physiques et psychologiques brutales et de nombreuses violations graves du droit à un procès équitable et à une procédure régulière commises contre des enfants, dont certains n’avaient que sept ans ».
Depuis avril 2024, l’État a renforcé les poursuites pénales contre les femmes qui défient le port obligatoire du hijab, en adoptant le « plan Noor ».
« Les femmes défenseures des droits humains et militantes continuent d’être confrontées à des sanctions pénales, notamment des amendes, de lourdes peines de prison et, dans certains cas, la peine de mort, pour des activités pacifiques en faveur des droits humains », a affirmé la Mission indépendante.
S’exprimant à Genève en marge de la session du Conseil des droits de l’homme, Mme Hossain a souligné que les minorités ethniques et religieuses iraniennes « avaient été particulièrement ciblées dans le contexte des manifestations », « certaines des violations les plus flagrantes… ayant été commises dans les villes où les manifestations étaient les plus intenses, dans les régions où vivent des…
Auteur: Nations Unies FR

