Manifestations interdites à Paris : à Bastille, contrôles, amendes et nasses pour empêcher les cortèges

Manifs interdites, contrôles, amendes et nasses : à Bastille, la police empêche les rassemblements. Des jeunes racontent avoir été verbalisés alors qu’ils se promenaient. Nos journalistes ont suivi cet acte 3 sous haute tension.

Ce samedi 31 octobre, acte III de la mobilisation contre la vie chère. À Paris, la journée commence sous haute tension. Après l’interdiction du rassemblement prévu place de la Bastille, confirmée par le Conseil d’État, la préfecture de police impose un parcours à la périphérie de la capitale, entre les portes de Bagnolet et de Charenton.

Mais des manifestants refusent de se plier à ce tracé.

Dès la mi-journée, plusieurs cortèges spontanés tentent de se former autour de Bastille. Sur place, les forces de l’ordre multiplient les contrôles, les fouilles et les verbalisations. Des jeunes racontent avoir reçu des amendes de 135 euros alors qu’ils affirment simplement se promener. Même des accessoires de déguisement d’Halloween sont confisqués.

« C’est pas nous les sauvages dans l’histoire. On réclame juste notre droit de manifester », dénonce un manifestant.

Dans les rues adjacentes, des cortèges sont bloqués et nassés par les CRS et la BRAV-M.

Plusieurs manifestants dénoncent une stratégie visant à éloigner les mobilisations du centre de Paris.

« Ils font tout pour mettre les pauvres chez les pauvres. Et les riches au milieu, ils sont tranquilles. »

Nos journalistes ont suivi ces tentatives de manifestation et recueilli les témoignages de celles et ceux qui refusent de renoncer à leur droit de manifester.

Dans cette première partie de notre reportage, immersion à Bastille. Direction ensuite le cortège syndical officiellement autorisé, pour une deuxième partie à retrouver sur Le Média (à 8h).

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Auteur: Le Média