Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

C’est un repli tactique de Laurent Nuñez opéré en quelques heures. Mais avait-il le choix ? Main arrachée, perte de l’usage d’un œil, mâchoire fracturée… Les blessures et les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont fait pleuvoir, mardi matin, à son encontre, les demandes de démission en provenance d’élus insoumis et communistes.

761 policiers ou gendarmes, 215 élèves et 89 personnels enseignants blessés

Combatif lors des questions au gouvernement à l’Assemblée, le ministre est revenu sur son expression malheureuse prononcée vendredi soir au JT de TF1 selon laquelle l’action des forces de l’ordre s’exerçait « sans retenue » dans les mobilisations lycéennes. « J’ai dit qu’il n’y avait pas de retenue dans le principe d’une intervention, en revanche, quand il y a intervention, on applique la proportionnalité de l’action », a-t-il explicité, cet après-midi, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Il a également rappelé le chiffre de 6 629 interpellations depuis le début du mouvement et les blessures de 761 policiers ou gendarmes, 215 élèves et 89 personnels enseignants « pour quelques saisines seulement de l’IGPN ». Le mouvement lycéen est « aussi inédit parce qu’il a basculé assez rapidement dans des violences graves », a insisté le ministre.

Mais ce rappel de la doctrine du schéma national du maintien de l’ordre…

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Auteur: Simon Barbarit