La polarisation des débats sur les enjeux liés au genre et à la sexualité a donné lieu, la semaine dernière, à des manifestations et des contre-manifestations houleuses dans les villes du pays.
La coalition One Million March 4 Children, à l’origine des mobilisations, a dans sa mire un ensemble de composantes des programmes d’éducation à la sexualité dans les écoles, notamment la théorie du genre. Elle réunit des organisations de camionneurs, de droite radicale et différentes organisations religieuses.
Porté par divers mouvements conservateurs, la présence des groupes chrétiens à ces manifestations n’était pas surprenante. La forte présence de communautés immigrantes, notamment musulmanes, en a toutefois étonné plusieurs. Durant cette semaine-là, une association musulmane et le chroniqueur conservateur Mathieu Bock-Côté, aux spectres idéologiques opposés, ont tous deux dénoncé l’appel à la tolérance du premier ministre Trudeau dans des termes à peu près identiques.
La Presse canadienne/Christinne Muschi
Tant les politiques libertariennes en matière fiscale que très conservatrices en matière sociale ont le vent en poupe. Et il n’y a aucune raison qu’elles n’intéressent pas les membres de la diversité religieuse.
Alors que le Parti populaire (PPC) de Maxime Bernier fait des questions liées au genre son cheval de bataille, Pierre Poilievre s’est montré plus prudent à sauter dans la mêlée. Il a demandé à ses députés d’en faire autant. Mais son parti pourrait tirer profit de cette polarisation. Trois éléments semblent aller dans ce sens.
D’abord, le…
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Auteur: Frédérick Guillaume Dufour, Professeur en sociologie politique, Université du Québec à Montréal (UQAM)

