« Manosphère » : ce que les parents doivent savoir pour en parler avec leurs enfants

Nombre d’adolescents seront confrontés à un moment ou à un autre à des contenus de la « manosphère », souvent par le biais de recherches innocentes. BearFotos/Shutterstock

Les théories masculinistes, anti-féministes et sexistes se banalisent sur les réseaux sociaux où elles ciblent les jeunes adolescents. Voici ce que les parents doivent savoir sur ces communautés misogynes pour aider leurs enfants à ne pas se faire duper en ligne.


Le succès de la série Netflix Adolescence, ainsi que les inquiétudes suscitées par des influenceurs misogynes tels qu’Andrew Tate, ont propulsé la « manosphère » au cœur du débat public.

De nombreux parents, en particulier ceux de jeunes garçons, craignent de ne pas en savoir assez sur ce à quoi leurs enfants sont exposés en ligne. Je mène des recherches sur la misogynie radicale et sur les chemins qui mènent les jeunes vers ces communautés. Voici ce que les parents doivent savoir sur la « manosphère » sur Internet.

Qu’est-ce que la « manosphère » ?

La « manosphère » est un réseau de communautés qui créent, consomment et diffusent sur Internet des contenus destinés aux hommes et aux garçons. Elle comprend plusieurs groupes qui diffèrent par leurs objectifs et leurs centres d’intérêt, mais qui sont tous largement antiféministes.

Ces groupes défendent la « cause masculine », mais discutent aussi de sujets divers comme la santé, les jeux vidéo, la politique ou la finance. Ils banalisent les discours haineux à travers des mèmes, des blagues et du trolling (messages offensants ou agressifs) – en faisant comme si c’était des manières de se défendre – ou des jeux, voire des outils pour gagner de l’argent. En raison de ce brouillage, les parents peuvent avoir du mail à identifier, et les enfants à prendre conscience, des messages extrêmes auxquels ils sont exposés.

Les messages de la manosphère sont promus par divers influenceurs sur…

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Auteur: Annabel Hoare, PhD Student in Gender-Based Political Violence, Anglia Ruskin University