Le programme national d’aide à la rénovation thermique des bâtiments, MaPrimeRénov’, suspendu depuis le 1er juillet pour cause d’embolie du dispositif, sera rebranché le 30 septembre, a annoncé le ministère du Logement le 22 juillet. Les aides ne seront toutefois accessibles qu’aux ménages les plus modestes (moins de 1 200 euros de revenus par mois pour une personne seule), avant d’être élargies dans un second temps s’il reste de l’argent.
Les plafonds de travaux subventionnables seront de 30 000 ou 40 000 euros (contre jusqu’à 70 000 euros auparavant), selon l’amélioration de la performance énergétique permise par les travaux, et les aides seront recentrées sur les passoires énergétiques, dont le diagnostic de performance énergétique est classé E, F et G.
Nouvelle baisse du budget à prévoir
Déjà amputée de 1,4 milliard d’euros depuis début 2024, l’enveloppe de 3,6 milliards d’euros dédiée à MaPrimeRénov’ ne sera pas renflouée, ce qui constitue un renoncement majeur à l’heure où la demande des particuliers décolle enfin, avec un triplement du nombre de dossiers de rénovation d’ampleur depuis début 2025.
En conséquence, les services de l’État n’accepteront que 13 000 nouveaux dossiers d’ici à la fin de l’année. Dans le même temps, le gouvernement prépare les esprits à une nouvelle baisse du budget du programme en 2026, avec l’utilisation de l’argent des certificats d’économie d’énergie, une taxe indirecte sur les factures énergétiques.
L’habitat représente 23 % de l’empreinte carbone des Français, ce qui fait de la rénovation des logements individuels un enjeu majeur de la transition énergétique.
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