Le 17 octobre 1961, à l’appel de la Fédération de France du FLN, des dizaines de milliers d’Algériens et d’Algériennes entreprennent une marche pacifique dans Paris. L’objectif est de boycotter le couvre-feu illégal et raciste imposé aux seuls « français musulmans d’Algérie » et de sensibiliser l’opinion publique française à l’indépendance de l’Algérie. Cette manifestation, sauvagement réprimée par la police du sinistre préfet de Paris Maurice Papon, sous les ordres du gouvernement de Michel Debré, un farouche opposant à l’indépendance de l’Algérie, se termine dans le sang. Les victimes se comptent par centaines, disparues, noyées dans la Seine. Les jours qui suivent, plus de 10 000 algériens sont raflés, internés et matraqués. S’en suivent tortures et exécutions.
Ce massacre d’État a été occulté et n’a jamais été officiellement reconnu par l’État français, comme tous les crimes coloniaux perpétrés pendant 132 ans en Algérie.
Plus largement, l’absence de condamnation claire et officielle du colonialisme est le reflet des politiques actuelles dans les territoires d’outre-mer et de la politique étrangère impérialiste de la France.
À bas le colonialisme et l’impérialisme français !
L’État français maintient sa présence néocoloniale, notamment militaire, soutient des régimes corrompus partout où ses intérêts économiques et stratégiques sont en jeu, continue de piller le sous-sol du continent africain. Ainsi, au cœur de l’été, Macron a officialisé le soutien de la France à la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc. L’Etat réaffirme sans cesse sa domination aux Antilles, à la Réunion, à Mayotte où la répression est régulière et particulièrement violente, avec la déportation de milliers de comoriens et comoriennes vers les autres îles de l’archipel.
En Kanaky, une vaste révolte ébranle l’archipel depuis mai dernier contre l’adoption de la…
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Auteur: IAATA

