17 octobre 1961 : un massacre colonial d’État
17 octobre 1961 : des Algérien·nes organisent une marche pacifique dans Paris, pour l’indépendance et contre le couvre-feu raciste imposé aux seuls français·es musulman·es. Cette manifestation, sauvagement réprimée par la police du sinistre préfet de Paris Maurice Papon, se termine dans le sang. Les victimes se comptent par centaines, matraquées, disparues, noyées dans la Seine… Cette nuit de violences policières est celle d’un massacre colonial qui n’a jamais été officiellement reconnu par l’État français.
Depuis cette date, quand les quartiers populaires s’embrasent suite à des violences policières, l’État n’hésite pas à réutiliser cette pratique du couvre feu, comme en 2005 après la mort de Zyed et Bouna. Ou au printemps 2023 après celle de Nahel, tué à bout portant par un policier. Les descendant·es de l’immigration post-coloniale, générations après générations, subissent encore et toujours la répression et le maintien de l’ordre colonial. « Douce France »…
Un passé colonial qui se perpétue
Le racisme d’État dont fait preuve le gouvernement français à travers ses campagnes racistes et islamophobes s’exprime quotidiennement : loi contre le séparatisme, loi asile et immigration, interdiction des abayas dans les établissements scolaires dans la continuité de la loi de 2004 contre le voile, violences policières.
Hors de nos frontières, l’État français maintient sa présence néo-coloniale, notamment militaire sous prétexte de lutte contre le djihadisme, soutient des régimes corrompus partout où ses intérêts économiques et stratégiques sont en jeu, continue de piller le sous-sol du continent africain. Il réaffirme sans cesse sa domination en Kanaky, aux Antilles, à la Réunion, à Mayotte… En avril dernier a débuté une nouvelle offensive coloniale à Mayotte, appelée opération Wuambushu. L’État français a envoyé…
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Auteur: IAATA

