« Père tu as caché cela aux sages et aux savants et tu l’as révélé aux tout petits ». En ce début du temps de l’Avent, où Dieu entre dans l’histoire du monde pour la transformer, cette parole de Jésus ne nous exonère pas pour autant de nous donner les moyens d’une information factuelle pour mieux combattre le mal. Or concernant l’esclavage le pape François disait « personne ne peut se laver les mains devant cette réalité tragique… s’il ne veut pas être complice de ce crime contre l’humanité ». Mais savons-nous l’actualité du trafic d’êtres humains et qu’il représente la troisième activité illégale la plus lucrative dans le monde, estimée à 250 milliards de dollars de chiffre d’affaires par l’OIT (observatoire international du travail). Alors nous pouvons entendre retentir la demande de Dieu à Caïn « qu’as-tu fait de ton frère ? »
Mais sommes-nous les gardiens de nos frères ? Le Christ est venu nous racheter de l’esclavage par sa croix, supplice justement réservé à Rome aux esclaves. « Lui qui était de condition divine ne retint pas le rang qui l’égalait à Dieu mais il s’est anéanti prenant la condition d’esclave. » comme le dit Saint Paul aux Philippiens. Et nous, voulons-nous le suivre sur ce chemin ? Visons-nous une liberté plus haute que celle que propose le train-train du monde, dans une humanité accomplie pour ne pas dire lumineuse ?
Nul n’accueille la liberté du Père sans la libération du Fils.
Autres lectures: Is 11,1-10 ; Ps 71
Auteur: Olivier-Marie JOSEPH aumônier d’hôpital (diocèse de Créteil)

