David Lisnard veut une « réponse claire et de bon sens ». Dans une lettre adressée à Sébastien Lecornu le vendredi 6 février, l’édile de Cannes et le président de l’Association des maires de France (AMF) a fait part de son indignation. Le motif ? Le casse-tête des maires face aux mariages de personnes visées par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Le cas du maire de Chessy
Les maires, représentants de l’Etat, ont l’obligation de célébrer les mariages. Or, la situation des étrangers censés quitter le territoire, mais désireux de se marier en France, les questionnent. Voire les gênent. Pour illustrer son propos, David Lisnard mentionne le cas d’Olivier Bourjot, maire de Chessy (Seine-et-Marne). Ce dernier a refusé, au printemps dernier, de célébrer le mariage entre une Finlandaise et un Algérien, visé par une OQTF, qui n’est aujourd’hui plus valide.
Une première décision de justice est tombée en décembre 2025 et a surpris le maire de Chessy : obligation pour lui de célébrer le mariage avant la fin de l’année. En réaction, Olivier Bourjot et ses adjoints ont annoncé leur démission, refusée quelques jours plus tard par la préfecture.
Le maire entre dans un bras de fer avec les autorités qui le sanctionne plus sévèrement en fin janvier 2026. Le tribunal judiciaire de Meaux a fixé une astreinte de 500 euros par jour à l’individu sous OQTF, s’il ne publiait pas les bans et ne décidait pas d’une…
Auteur: Guillaume Cros

