Marie-Amélie Le Fur : dans le sport, « nos adversaires sont nos meilleurs amis »

Elle a 15 ans tout juste quand le drame arrive : « C’est un accident, tout bête, de centre-ville, qui va avoir des conséquences dramatiques. Pas aussi dramatiques que ce qu’elles auraient pu être, parce que mes parents étaient à cheval sur les équipements de sécurité, le casque m’a sauvé la vie. Mais mon pied a été touché, le sang n’arrive plus dans mon pied, pour me sauver la vie, il faut amputer cette jambe » raconte la championne paralympique. Une décision médicale qui l’a bouleversée : « C’est un vrai cataclysme » dit-elle, et pourtant contre toute attente « ça va être un pas en avant, parce que ça permet de clarifier la situation. Il n’y a plus d’incertitude, je vais être amputée et je sais de quoi demain sera fait, je serai équipée d’une prothèse. »

Dépasser le regard de la société

Son rêve de devenir pompière s’effondre alors. « Du jour au lendemain, je suis passée d’une jeune fille à l’avenir radieux avec des opportunités à ‘La société décide pour toi parce que tu es en situation de handicap’ », résume-t-elle amère.

Comment faire pour se sortir de ces injonctions et aller de l’avant ? « Ce qui va vraiment m’aider, c’est que mes parents ont ce grain de folie, quand je leur dis que j’ai envie de re-courir, ils ne sont pas rationnels, ils ne vont pas me dire : ‘Mais tu dois d’abord récupérer, tu dois te reposer, ta jambe doit cicatriser’. C’est ‘Si tu as envie de faire ça,…

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Auteur: Mathieu Terzaghi

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