La cour d’appel de Paris a rendu son arrêt, mardi 7 juillet, dans le procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national. Marine Le Pen est condamnée à 3 ans de prison, dont 2 avec sursis, à 100 000 euros d’amende et à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis. L’année de prison ferme sera exécutée sous bracelet électronique. La cour a par ailleurs considéré que les 15 mois d’inéligibilité ferme étaient déjà purgés, cette peine courant depuis le jugement de première instance du 31 mars 2025.
Les juges ont estimé que les faits de détournement de fonds européens étaient « graves », en raison de leur durée — plus de onze ans — et des montants en jeu et de l’atteinte portée aux institutions européennes, mais ont relevé l’absence d’enrichissement personnel de Marine Le Pen. Le Rassemblement national est condamné à 2 millions d’euros d’amende, dont 1 million avec sursis, ainsi qu’à 1 million d’euros de confiscation. Tous les autres prévenus rejugés en appel, parmi lesquels Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Nicolas Bay, Wallerand de Saint-Just, Julien Odoul, Catherine Griset ou Guillaume L’Huillier, sont également condamnés à des peines de prison avec sursis, d’amende et/ou d’inéligibilité.
Elle disait refuser de faire campagne sous bracelet
Avant la décision, la présidente du groupe RN avait indiqué, lors d’une interview sur LCI, le 1er juillet, qu’elle renoncerait à une candidature à l’élection présidentielle si elle devait faire campagne sous bracelet électronique. « S’il s’agit de m’autoriser à être candidate, mais de m’empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible, avait-elle déclaré. Je ne peux pas dépendre d’un magistrat pour m’autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont. » Elle doit…
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