Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Marine Le Pen exige la tête de Richard Ferrand. Ce vendredi, les parlementaires du Rassemblement national et de l’Union des Droites pour la République, le parti d’Éric Ciotti, ont annoncé avoir saisi le Conseil constitutionnel, lui demandant de « constater la démission d’office de Monsieur Ferrand », son président, qu’ils accusent d’avoir outrepassé sa fonction. La candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle reproche au président du Conseil constitutionnel d’avoir critiqué sa proposition de réformer la Constitution par référendum, sortant ainsi de la réserve à laquelle il est normalement astreint. « Il a rompu avec l’obligation qui est la sienne de neutralité, et avec l’interdiction, qui est dans les textes, de se prononcer sur une affaire qui n’a pas encore été soumise au Conseil constitutionnel », a dénoncé la députée du Pas-de-Calais lors d’un déplacement à Bruxelles. « Ces gens-là ne se comportent plus en sages, gardiens de l’Etat de droit, mais ils utilisent les institutions à des fins politiciennes », a également épinglé Jordan Bardella, le président du RN, en marge du Salon de l’automobile.

Marine Le Pen faisait référence à une prise de parole de Richard Ferrand dans un podcast du Club des juristes, célèbre think tank juridique, réalisé en partenariat avec BFMTV, consacré à la protection de l’Etat de droit et diffusé le 9 octobre. Au cours de l’échange, le…

La suite est à lire sur: www.publicsenat.fr
Auteur: Romain David