Après les intimidations contre la justice, le coup de pouce du gouvernement et le soutien des médias dominants, la championne du RN voit sa peine massivement réduite avant le début de la campagne
Le 31 mars 2025, Marine Le Pen était condamnée, avec d’autres membres du RN, pour avoir organisé un gigantesque système de détournement de fonds publics, un vol de près de 4,5 millions d’euros sur plusieurs années. Sa peine ? Cinq ans d’inéligibilité et quatre ans de prison, dont deux ans ferme sous bracelet électronique. Elle ne pouvait donc pas se présenter à la prochaine présidentielle.
Le jugement en appel vient de tomber ce mardi 7 juillet : la peine est rabaissée à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 avec sursis. Ce qui veut dire 15 mois d’inéligibilité. Heureux hasard, c’est pile poil ce qu’elle a déjà effectué. Sa peine est purgée, elle peut donc se présenter, le timing est idéal pour lancer sa campagne à la rentrée tout en gardant une image de martyr. Nous l’écrivions déjà lors du premier procès l’an dernier : la justice allait tout faire pour permettre à la candidate d’extrême droite de se présenter. Notre pronostic est confirmé.
Ce mardi, les juges ont d’ailleurs insisté sur «la liberté des candidatures» et du «libre choix des électeurs», et que la peine déjà réalisé a «d’ores et déjà réparé l’atteinte à la probité» – c’est à dire l’honnêteté. C’est la première fois que des magistrats saluent les qualités morales d’une personne qu’ils condamnent pour escroquerie. Le Pen est aussi condamné à 3 ans de prison dont 2 avec sursis et 1 an ferme sous bracelet, autant dire rien. Comme son ami Sarkozy, elle bénéficie d’un traitement de faveur.
L’an dernier, lors du premier jugement, tout le système avait fait bloc derrière Marine Le Pen. Le ministre Darmanin avait déclaré avant même le procès qu’il «serait profondément…
Auteur: B

