Vous ne le savez sans doute pas mais Marine Tondelier est désormais candidate à la présidentielle, nous risquons donc d’en entendre davantage parler. Apparatchik du parti Les Ecologistes, un parti libéral “progressiste” et macron-compatible, elle est, comme beaucoup des personnalités favorites de la bourgeoisie de gauche qui émergent par cycles réguliers (Taubira, Hamon, Glucksmann…) difficile à critiquer sur ses idées puisqu’elle n’en porte aucune de réellement forte et lisible. Ce n’est pas un hasard car ce qui plaît à cette frange de l’électorat est avant tout ce qu’elle incarne : la continuité du même, de l’ordre établi, du macronisme sous un autre nom, mais avec la bonne conscience de gauche en prime. Comme toujours, les médias ont contribué aussi à faire connaître cette figure, Le Monde parlant, en dépit de la réalité de piteux résultats électoraux, d’une personnalité “qui séduit à gauche” et Libération d’une “révélation” : globalement, pour ceux-là, tout ce qui n’est pas Mélenchon est bon à prendre. Tentons quand même de voir de qui nous parlons au-delà du folklore un peu « cringos » autour de sa veste verte (“un objet politique” selon Le Monde).
Un parcours de politicienne bourgeoise de gauche classique, avec des scores électoraux piteux
Sur le plan sociologique : pas de surprise. Si Marine Tondelier a grandi dans une région ouvrière (le Pas-de-Calais) elle provient, elle, de la bourgeoisie classique de province : père médecin, mère dentiste, grands-parents pharmaciens, etc. Pour ses études, elle fait Sciences Po Lille, hésite à devenir directrice d’hôpital mais préfère se lancer dans la politique.
Elle a toutefois le courage de commencer sa carrière dans son territoire d’origine – plutôt que de chercher le parachutage -, c’est-à-dire dans une région de plus en plus gagnée à l’extrême droite. Néanmoins ses tentatives ne seront pas…
Auteur: Rob Grams

