Le pays vient de vivre son été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures de Météo-France en 1900. Les sols n’ont jamais été aussi secs, des personnes sont décédées et d’autres ont perdu leur toit sous les incendies.
Dans une France qui se précipite vers +4 °C en 2011, Marine Tondelier fustige « l’impréparation du gouvernement » et un débat public laissant croire que « tout était de la faute des écolos ».
Estimant qu’il « est grand temps d’abolir les privilèges climatiques », la cheffe de file des Écologistes entend développer son concept de ponction de 1 % des plus grands héritages afin de financer l’adaptation au changement climatique.
Au mois de juillet, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) appelait dans Reporterre à un accord avec Les Écologistes. Fin août, c’est le candidat de Place publique, Raphaël Glucksmann, qui invitait le parti au tournesol à venir « fonder la République écologiste ».
Tout en maintenant pour l’instant sa candidature à l’élection présidentielle, Marine Tondelier refuse de choisir un camp et croit encore au chemin de l’union de la gauche. « Nous cherchons des solutions et nous ne les trouverons pas sous la forme d’une émission de téléréalité où nous discuterons par médias ou réseaux sociaux interposés », indique-t-elle.
Reporterre — La sécheresse, les incendies, les décès liés à la canicule… Quel regard portez-vous sur l’été que nous venons de passer ?
Marine Tondelier — Que l’on ait de jeunes enfants, que l’on travaille dans un métier particulièrement exposé, que l’on ait des proches à la santé fragile, ou que l’on vive dans une bouilloire thermique, nous avons tous été marqués dans notre chair par ce que l’on vient de traverser. Sans oublier celles et ceux contraints de fuir leur maison en proie aux incendies. Comme beaucoup de Françaises et Français, je garde un souvenir…
Auteur: Cha Gonzalez, Fanny Marlier, Laure Noualhat
