Un incendie sur 750 ha à Marseille
Plusieurs centaines de personnes confinées, 400 personnes évacuées, 63 habitations endommagées, une dizaine totalement détruites, une centaine de blessés : c’est le lourd bilan laissé par l’incendie dévastateur, qui s’est très vite propagé dans les quartiers Nord de Marseille, suite aux flammes d’une voiture sur l’A55, aux alentours de Pennes-Mirabeau.
La Préfecture des Bouches-du-Rhône a finalement annoncé un feu “fixé” dès mercredi après-midi et le périmètre de sécurité a été levé ce jeudi matin, permettant aux habitants de regagner leur domicile.
« Ce n’est pas la première année qu’il y a le feu derrière chez nous. Mais de cette ampleur-là, ce n’était jamais arrivé » explique Alice, la fille d’une habitante du quartier des Mariniers à L’Estaque, l’un des lieux touchés par l’incendie, pour la Relève et la Peste. La maison de sa mère a été brûlée.
« Celle qu’elle a construite, là où je suis née. Il ne reste que les murs et le toit, mais on ne peut pas rentrer à cause du risque d’effondrement » poursuit-elle. « Habitant le centre-ville, j’ai appelé ma mère lorsque j’ai aperçu la fumée au loin, qui préparait déjà ses affaires pour évacuer. Pourtant, personne ne lui avait dit. Les pompiers sont arrivés super tard ».
Face aux conditions météo exceptionnelles, il a suffi d’une étincelle d’origine accidentelle pour que 750 hectares de pinèdes et garrigue s’embrasent. Juin 2025 aura été le mois le plus chaud jamais enregistré dans le département.
Zéro pluie, des sols arides, une végétation desséchée dès la fin du mois. Un cocktail explosif, accentué par un mistral soufflant à plus de 90 km/h et une humidité de l’air extrêmement basse, créant un terrain propice à l’embrasement.
Et les fumées, elles, n’ont pas épargné les habitants de la cité phocéenne. Selon Atmosud, « la qualité de l’air a…
Auteur: Chloe Droulez

