Mardi, la délégation aux droits des femmes du Sénat qui, depuis plusieurs mois, travaille sur les réseaux masculinistes, organisait une table ronde sur la lutte contre la radicalisation masculiniste. Tristan Renard, sociologue, coordonnateur du CRESAM (Centre ressource en santé mentale dans la prévention des radicalités violentes) au Centre Hospitalier Gérard Marchant à Toulouse, a insisté « sur la transversalité des radicalités ». Il relève que des individus radicaux peuvent passer d’une idéologie à une autre, par des points de convergence entre le djihadisme, l’ultradroite, ou encore la focalisation sur une vision racialiste de l’histoire. « Dans les différentes radicalités sur lesquelles nous travaillons, ce que l’on peut relever, c’est une obsession pour le genre, dans le survivalisme, dans l’ultradroite, dans le djihadisme, dans le masculinisme avec la réaffirmation d’un ordre perçu comme naturel ou traditionnel ».
Dans le cadre du rapport d’information que va produire la délégation, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a souhaité avoir des précisions sur la spécification du mouvement masculiniste. « Ce mouvement n’a pas commencé ces dernières années. Par exemple, le mouvement des pères sur les grues, on les identifie comme étant des mouvements masculinistes. Est-ce qu’on pourra écrire que le mouvement djihadiste était déjà un mouvement masculiniste ? », a-t-elle demandé, précisant que…
Auteur: Rédaction Public Sénat

