Dans la salle Olympe de Gouges du Sénat, symbole des combats pour l’égalité, les sénatrices de la délégation aux droits des femmes ont présenté, mardi 24 juin, les conclusions d’un rapport de près de 300 pages intitulé « Mascus : la nouvelle offensive contre les femmes ». Fruit de sept mois de travaux, d’une cinquantaine d’heures d’auditions et de déplacements en France comme au Canada, le document formule vingt-quatre recommandations articulées autour de quatre axes : faire de la lutte contre le masculinisme un enjeu majeur de politique publique, réguler l’espace numérique, prévenir les trajectoires de radicalisation et mobiliser l’ensemble de la société. « C’est un pavé qu’il est impératif de jeter dans la mare afin de troubler et d’éveiller les consciences de chacun », résume la sénatrice centriste Olivia Richard, l’une des trois rapporteures avec Laurence Rossignol (PS) et Béatrice Gosselin (LR).
« Une offensive culturelle et politique »
Pour les auteures du rapport, le masculinisme ne peut plus être considéré comme une simple tendance des réseaux sociaux. « C’est un mouvement social et politique en ligne et hors ligne », affirme la présidente de la délégation, Dominique Vérien. Selon elle, ces groupes poursuivent un objectif, « s’attaquer frontalement au principe d’égalité entre les femmes et les hommes » et remettre en cause « des droits acquis au prix de décennies de…
Auteur: Emma Bador-Fritche

