Énorme coup dur ce matin pour CNews, la guerre civile post-match France-Maroc n’a pas eu lieu. Et pourtant, la chaîne bolloréenne en était persuadée, l’apocalypse ou plutôt la « guérilla » (sic) allait tout saccager. Des sujets, des micro-trottoirs et surtout beaucoup beaucoup de commentaires en plateau, de plus en plus inquiétants à mesure que le match des quarts de finale de la Coupe du monde masculine approchait.
Attention hein, “il ne s’agit pas stigmatiser qui que ce soit”prévient Yoann Usaï…
« On se prépare à la guerre, j’espère que ça ne le sera pas », lance Gauthier Le Bret à son meilleur client en dingueries, Yoan Usaï. « On se prépare à une forme de guerre civile » renchérit ce dernier qui reconnaît lui-même, dans un éclair de lucidité, que toutes ces projections relèvent pour l’heure du fantasme : « Est-ce que ça aura lieu cette nuit ? On n’en sait rien. » Mais ? « Mais le simple fait qu’on l’envisage, qu’on soit amené à en parler, montre qu’il y a un énorme problème dans ce pays. » « Et je vais vous dire, si ce n’est pas ce soir, ce sera le 14 juillet », prédit encore l’éditorialiste d’extrême droite. « Si la France gagne le 19 juillet, c’est la guerre » abonde le porte-parole du syndicat Unité Police, Reda Belhaj.
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Les discussions unanimes annonçant l’apocalypse ciblent toujours les mêmes personnes : « Y’a comme une coïncidence malheureuse entre l’identité de ces émeutiers et le fait qu’ils cassent en toute impunité » (Paul Amar) ; « C’est les racailles qui gouvernent la France, qui nous emmerdent » (Jules Torres) ; « On a vu s’installer cette délinquance ludique, on…
Auteur: Élodie Safaris

