Match Irlande-Israël : la double défaite des génocidaires

Ce dimanche 27 septembre un match de la Ligue des Nations, une compétition de football se jouant en principe entre équipes européennes, opposait l’Irlande et Israël. Un duel éminemment politique. D’un côté, un pays colonisé résiste depuis des siècles à l’empire britannique, une population solidaire des peuples en lutte, un petit État traversé par d’immenses mobilisations en faveur de la Palestine et dont le gouvernement a pris des sanctions contre Israël. De l’autre, un État génocidaire, colonial, militarisé : la pointe avancée de l’impérialisme et du fascisme mondial.

Pendant des jours avant le match, il était impensable pour une partie des joueurs irlandais de participer à cette rencontre. Tout le monde sait qu’Israël utilise le sport pour normaliser son existence sur la scène internationale, comme un outil de soft power pour faire oublier ses crimes.

Ainsi, les courageux footballeurs irlandais ont subi d’énormes pressions de la part de la puissante entreprise Unique Sports Group : l’agence qui gère de nombreux joueurs a menacé les sportifs irlandais de détruire leur carrière dans les clubs détenus par des capitaux étasuniens, qui soutiennent Israël. Les «hommes en vert» ont donc changé de stratégie, et ont annoncé porter un brassard noir en solidarité avec la Palestine. Le gardien de but, Gavin Bazunu, a maintenu sa décision de ne pas participer au match.

Sur le terrain, les irlandais n’ont pas cédé un pouce de gazon aux colons : aucune poignée de main avec les israéliens, aucun échange de fanion comme le veut le protocole, aucune conférence de presse. Lors de l’hymne israélien, tous les joueurs ont baissé la tête.

Sur le plan sportif, ils ont corrigé l’équipe adverse. Au bout d’une demie-heure, l’Irlande dominait 3-0, un score maintenu jusqu’à la fin. Après son but face à Israël, le joueur Jack Moylan a brandi et embrassé son brassard noir. Il faisait…

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Auteur: B