Et si c’était lui ? Après l’échec de la mission impossible confiée au « moine soldat » Sébastien Lecornu, qui n’a pas trouvé en 48 heures la formule magique pour sortir du blocage, le prochain cap, donné par le premier ministre démissionnaire lui-même, est de… 48 heures. On devrait peut-être avoir un nouveau premier ministre d’ici vendredi soir. Et un nom revient ces dernières heures : celui de Jean-Louis Borloo.
« Il peut trouver des voix de passage quand d’autres ne les voient pas »
Ancien ministre de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy, l’homme de centre droit a plusieurs avantages. Dans son parti, l’UDI, mais plus généralement sur la planète centriste, on voit évidemment tous les bienfaits de l’hypothèse Borloo. « Il peut être l’homme de la situation, parce qu’il est en capacité de parler à tout le monde. Il a une forme de créativité et un esprit de consensus. Il a des foudroyances, il peut trouver des voix de passage quand d’autres ne les voient pas », affirme, dithyrambique, le sénateur Olivier Henno, secrétaire général de l’UDI. « Il parle à la droite naturellement, il a été ministre de Chirac et Sarkozy », souligne le sénateur du Nord. Mais à la gauche aussi, pense Olivier Henno : « Il n’est pas classique dans son cheminement. C’est quand même quelqu’un qui a fait le Grenelle de l’environnement, le plan de cohésion sociale et l’ANRU. Ce n’est quand même pas léger, comme…
Auteur: François Vignal

