La « Cancel culture », c’est ce que risquent aujourd’hui les festivals, en France, selon Matthieu Pigasse. Interrogé sur les investissements du groupe Combat, dont il est propriétaire, l’homme d’affaires a alerté jeudi 11 juin, les sénateurs de la commission d’enquête sur le financement privé des politiques publiques : « Les festivals me semblent être un des champs aujourd’hui de la bataille culturelle et un des champs où apparaît une forme de cancel culture. »
Et l’entrepreneur de citer deux origines à cette pression sur les grands événements : les collectivités locales, villes, départements et régions, auraient de plus en plus « une volonté d’interférence dans la programmation de nos festivals ». Se joue également une baisse, voire une suppression des subventions publiques. Matthieu Pigasse cite alors l’exemple du festival Rock en Seine, dont il est propriétaire. L’an dernier, le festival de musique a vu sa subvention de la région Ile-de-France être supprimée, après que la direction de Rock en Seine a refusé de déprogrammer le groupe irlandais Kneecap, connu pour ses positions en faveur de la Palestine. L’un des chanteurs, Mo Chara, avait été inculpé d’infraction terroriste en mai 2025 au Royaume-Uni, pour avoir arboré sur scène un drapeau du Hezbollah. L’affaire a été classée sans suite en septembre 2025, suite à un vice de procédure.
Auteur: Quentin Calmet

