Le 20 novembre, le gouvernement annonçait la diffusion d’un «Manuel de survie» distribué à la population. Une brochure extrêmement inquiétante qui prétend «préparer» la population aux catastrophes naturelles, nucléaires, sanitaires, et aux guerres. Comme si la guerre était un aléas parmi d’autres, indépendant de la volonté des dirigeants. Ce document exige que «chaque citoyen se rende utile par un engagement au sein des Forces armées ou au sein de diverses réserves opérationnelles».
Il s’inscrit dans une offensive militariste généralisée : retour du service militaire «volontaire» pour les jeunes, explosion des budgets pour l’armée et économie de guerre, interventions de soldats dans les écoles, propagande massive dans tous les médias sans aucun contre-discours… Le grand chef de l’armée française demande aux maires de préparer les esprits et annonce qu’il faut accepter de «perdre nos enfants», et pas une voix ne s’élève contre ces propos. Nos dirigeants en bout de course nous préparent à la guerre, et appuient sur l’accélérateur.
Contre ce «manuel» du gouvernement, il faut absolument lire et faire lire un autre manuel, de résistance celui-ci : Maudite soit la guerre. Le livre est court, efficace, propose des outils pour «réarmer» le mouvement anti-guerre. L’auteur, qui analyse et lutte contre les violences d’État depuis des années, part d’un constat et d’une urgence : «Au moment où la guerre menace et que le militarisme fait son grand retour, prêt à engloutir le monde, l’antimilitarisme n’a jamais semblé aussi marginal». En effet, les manifestations massives contre la guerre en Irak, les actions contre le service obligatoire, la lutte contre le camp militaire du Larzac ou encore la critique des vendeurs d’armes ont jadis mobilisé des millions de personnes en France et dans le reste du monde. Mais elles semblent désormais loin, la gauche s’est convertie aux…
Auteur: B

