Dans le vacarme assourdissant de la propagande de guerre, les voix antimilitaristes sont encore peu audibles. On entend parler tous les jours de «réarmement», de «conflit de haute intensité» dans un futur proche et de budget militaire, mais aucune parole critique n’est invitée dans les médias de masse. Pourtant, un mouvement anti-guerre existe et, mieux, il se structure et monte en puissance. Le 11 novembre, jour de commémoration de la boucherie de 14-18, plusieurs initiatives ont eu lieu en France, reprenant le mot d’ordre «Maudite soit la guerre». En voici un aperçu.
Saint-Nazaire
À proximité de la cérémonie officielle, celle avec des drapeaux tricolores, des militaires et des élus, le collectif «Bloquons tout» de la ville portuaire a organisé une manifestation contre le militarisme. Maintenu·es à distance par les forces de l’ordre, les manifestant·es ont donné de la voix et brandi des banderoles contre la guerre et pour la santé. On pouvait y lire « Nos impôts, c’est pas pour la guerre, c’est pour l’école et l’hôpital » et le slogan : « Maudite soit la guerre ! » Une personne a rappelé à Ouest-France : «Comme l’écrivait Paul Valéry, on soutient que ‘la guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas’».
La Roche sur Yon
En Vendée, différentes organisations libertaires ont organisé une rencontre antimilitariste, qui s’est conclue par une manifestation dans la ville le 11 novembre. L’une des revendications était de réhabiliter les soldats français fusillés pour l’exemple par leurs supérieurs. L’armée française est celle qui a tué le plus de soldats de ses propres rangs pour désobéissance. Plusieurs banderoles et pancartes ont été déployées devant le monument aux morts de la ville.
Reims
Dans cette ville qui a été ravagée par la guerre de 14-18, le député Insoumis…
Auteur: B

