Pendant que l’homme le plus riche du monde fait des saluts nazis, démantèle les services publics aux USA et tente de faire gagner l’extrême droite allemande, ses affaires ne se portent pas très bien.
En une semaine au début du mois de février, la fortune d’Elon Musk a chuté de 40,9 milliards de dollars. Une somme vertigineuse évaporée sur les marchés financiers. En effet l’entreprise Tesla, qui représente 60% du patrimoine de Musk, traverse une importante crise. La valeur boursière de la firme qui produit des voitures électriques a chuté de 25% depuis le début de l’année. Rien qu’en janvier 2025, Tesla a perdu 16,6 % de sa valeur.
Cette baisse sur les marchés s’explique par un effondrement des ventes. En janvier 2025, l’entreprise affichait une chute spectaculaire des ventes en Europe, évaluée à 45% sur un an. Pourtant, le marché européen des véhicules électriques affiche une croissance de 37%. Tesla n’a donc plus la côte sur le vieux continent. En France et en Allemagne, les deux plus gros marchés automobiles, les ventes de Tesla baissent respectivement de 63,4% et de 59,5%.
Une chute que l’on peut mettre en parallèle avec le refus, pour les acheteurs, d’être associés à une entreprise possédée par un sympathisant néo-nazi. En Europe, certains propriétaires de Tesla ont même collé sur leur voiture des stickers expliquant qu’ils ont acheté leur voiture avant qu’Elon Musk ne fasse son «salut romain». Un peu facile, mais cela montre qu’il devient honteux de posséder une Tesla.
Cette crise des ventes produit des tensions et des critiques chez les investisseurs. Certains actionnaires historiques réclament ouvertement le départ d’Elon Musk. Ce n’est pas par philanthropie et antifascisme : ces capitalistes pensent à leurs profits avant tout, et commencent à s’inquiéter de voir Elon Musk gesticuler entre ses différentes entreprises, ses dizaines de messages quotidiens sur son réseau…
Auteur: B

