De l’argent pour la répression, mais pas pour les besoins vitaux de la population : c’est désormais un classique macroniste
À Mayotte, depuis le printemps, l’État français a lancé l’opération «Wuambushu», qui signifie reconquête. Des centaines de forces de l’ordre appuyées par des bulldozers rasent des bidonvilles et arrêtent des centaines de personnes. L’objectif est d’expulser de cet archipel de l’Océan Indien, 101ème département français, les personnes nées sur l’île voisine, qui n’est pas française. Les moyens mis en œuvre sont colossaux : déploiement du RAID et de la CRS 8, qui a tiré à balles réelles, blindés, drones, grenades tirées par centaines, très nombreuses arrestations…
La situation est terrible, puisque certains habitants de bidonvilles doivent raser leurs propres maisons : le 22 mai, un ouvrier a fait un malaise cardiaque pour démolir la maison où il vivait avec sa famille. Il n’a pas pu être réanimé. Par ailleurs, des hôpitaux ont été bloqués pour empêcher les personnes «sans-papiers» d’accéder aux soins. Rappelons aussi que plus de 2000 enfants ont déjà été enfermés au Centre de Rétention de Mayotte en 2020, et plus de 3000 en 2019.
Pour mettre en place cette offensive coloniale militarisée, la France a débloqué des millions d’euros, déployé une logistique énorme pour déplacer des forces armées depuis la métropole à 10.000 kilomètres au nord, loué des hôtels… Pourtant, la France est littéralement en train de laisser son 101ème département mourir de soif.
Mayotte est frappée par une grave sécheresse et les autorités n’ont pas fait le nécessaire pour avoir des infrastructures à la hauteur. L’usine de dessalement est insuffisante, les retenues sont à sec. La crise de l’eau qui dure depuis des années s’aggrave. La préfecture vient d’annoncer que l’eau potable sera désormais coupée 2 jours sur 3, c’est à dire des coupures de 48…
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Auteur: B

