Les néofascistes n’ont pas besoin de faire campagne, les médias la font pour eux, sans aucun contrôle ni contre-discours. C’est une prise d’otage : BFM, Cnews, France Info et LCI sont des lobbys permanents de l’ultra-droite, et le confirment dès la rentrée avec leurs nouveaux programmes. Un aperçu de ce que des millions de français vont avaler de force jusqu’aux élections.
BFM : une proche de Bolloré en Prime Time
La chaîne macroniste s’était fortement droitisée ces dernières années, elle s’aligne désormais pleinement sur la ligne de Bolloré. C’est la présentatrice star de Cnews, Sonia Mabrouk, qui y est propulsée depuis le 24 août en prime time tous les soirs. Cette éditorialiste d’extrême droite, née en Tunisie dans une famille proche du dictateur Bourguiba, estime que la colonisation française de son pays d’origine est «un bel héritage».
Sur Cnews, elle menait la guerre médiatique contre l’antiracisme et la France Insoumise, soutenait Eric Zemmour et pourfendait le féminisme. Une analyse statistique de son émission prouvait qu’une écrasante majorité d’invités étaient d’extrême droite. Logiquement, elle importe tout son carnet d’adresse sur BFM : le maire néofasciste Robert Ménard est un invité d’honneur et cogne déjà sur l’immigration. La patronne Sophie de Menthon, proche de Marine Le Pen, qui avait déclaré que le viol de Nafissatou Diallo était «ce qui lui est arrivé de mieux dans sa vie» et qui justifiait le travail des enfants, est aussi conviée. Céline Pina, sioniste fanatique qui a légitimé la mort d’enfants palestiniens ou comparé l’élection du maire Zohran Mamdani à New York aux attentats du 11 septembre, est aussi intervenue. Elle a même annoncé être embauchée comme chroniqueuse de l’émission. Face au tollé, Mabrouk a rétro-pédalé et annoncé qu’elle serait seulement «invitée». Un beau programme, pour un salaire de 83.000…
Auteur: B
