Des médicaments antirétroviraux injectables à longue durée d’action sont désormais utilisables pour traiter le VIH dans différents pays occidentaux, dont la France. Ils pourraient également représenter une alternative aux comprimés en Afrique. Mais des chercheurs sénégalais et français font face à des blocages pour lancer une étude d’évaluation de l’acceptabilité et de l’efficacité de ces traitements.
Avec 39 millions de personnes contaminées dans le monde, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la lutte contre VIH demeure un défi majeur de santé publique sur l’ensemble de la planète et la transmission du virus se poursuit. L’Afrique reste particulièrement touchée puisque c’est sur ce continent que vivent la majorité des personnes vivant avec ce virus.
Depuis 2019, en Afrique, pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, l’usage des combinaisons d’antirétroviraux à doses fixes à base de dolutégravir est recommandé par l’OMS. Ces combinaisons permettent un traitement sous la forme d’un comprimé journalier unique, bien toléré, ce qui améliore considérablement la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.
Néanmoins, prendre un traitement quotidien par voie orale reste une contrainte pour de nombreuses personnes, ce qui peut occasionner des difficultés dans la prise régulière des médicaments. L’observance thérapeutique demeure donc un enjeu crucial pour l’efficacité de ce traitement à vie.
Les antirétroviraux injectables : une alternative aussi en Afrique ?
Aussi le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques est nécessaire pour répondre à la diversité des besoins des personnes vivant avec le VIH et des contextes sanitaires et sociaux. Les thérapies antirétrovirales injectables à longue durée d’action peuvent offrir une alternative prometteuse à la thérapie orale quotidienne.
Ces thérapies antirétrovirales…
Auteur: Karim Diop, Chercheur en santé publique, Centre régional de recherche et de formation à la prise en charge clinique de Fann, Dakar – Sénégal (CRCF), Université Alioune Diop de Bambey

