« Malgré nos plaidoyers, et nos efforts d’assistance aux États pour soulager la souffrance humaine – nous assistons toujours à la tragédie de vies perdues en mer et sur les routes terrestres », a constaté Sivanka Dhanapala, Directeur du bureau de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à New York, devant les membres du Conseil de sécurité.
Depuis l’année dernière, le nombre de personnes traversant la Méditerranée depuis l’Afrique du Nord a considérablement diminué. Cependant, selon lui, on observe peu d’améliorations de l’accès à la protection le long des principales routes pour les réfugiés et les demandeurs d’asile.
Au contraire, « nous avons assisté à une nouvelle augmentation des difficultés liées à l’accès au territoire et à l’asile », a-t-il confirmé, comme en témoigne l’augmentation des interceptions et des expulsions collectives et la poursuite des arrestations et détentions arbitraires.
À ces risques s’ajoutent les multiples dangers liés aux déplacements le long des routes terrestres en Afrique vers la Méditerranée.
Un rapport conjoint du HCR, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Centre de migration mixte publié cette année a noté les risques élevés de décès, de violence sexiste, d’enlèvement contre rançon, de traite, de vol et d’autres violences physiques auxquels sont confrontées les personnes qui se déplacent.
Une nouvelle approche pour protéger les migrants
Sivanka Dhanapala a détaillé une nouvelle approche du HCR et de ses partenaires visant à améliorer la protection des migrants le long de leurs principaux itinéraires.
« Cette approche représente un changement en faveur de réponses plus humaines, mais aussi plus efficaces de la part des Etats. Elle vise à offrir des alternatives aux voyages dangereux notamment en renforçant les systèmes d’asile, l’identification précoce et l’orientation des réfugiés ainsi que des migrants », a-t-il…
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Auteur: Nations Unies FR

