En France, l’appareil policier a choisi son camp, et c’est celui de l’extrême droite. On apprend dans la même semaine que le Ministère de l’Intérieur a demandé aux services de renseignements de mentir pour accuser LFI d’être responsables de violences en manifestations – ce que même les officiers du renseignement contestent – et qu’il déploie un dispositif de répression gigantesque et coûteux pour protéger le RN, parti d’antisémites, de repris de justice et de néo-nazis.
3.000 policiers et gendarmes, des drones, des blindés et canons à eau. Les ponts de la ville interdits à la circulation, trams à l’arrêt, et stationnement non-autorisé tout le week-end… C’est un déploiement hors du commun dans cette ville paisible au Sud de Paris. Orléans sera en état de siège tout le week-end pour le meeting du RN. Seule note positive : si des gilets jaunes ou des syndicalistes avaient voulu bloquer l’économie, ils n’auraient pas pu faire mieux.
Les 24 et 25 octobre 2026, le parti de Marine Le Pen tient son congrès de lancement de campagne au sud de la ville. Le gouvernement et la droite locale mettent tous les moyens pour dissuader les contre-manifestations, à base de discours anxiogènes et d’entraves maximales à la liberté de circulation. Un grand week-end de mobilisation antifasciste, à l’appel de nombreuses organisations, aura pourtant bien lieu samedi et dimanche à Orléans puisqu’ici comme ailleurs, les pétainistes et le clan Le Pen ne sont pas les bienvenus.
C’est le préfet de la région Centre-Val de Loire et du Loiret, Hugues Moutouh, qui annonce fièrement lors d’une conférence de presse les chiffres du dispositif de «sécurité» en pleine tempête sociale. Le 29 septembre 2022, cet homme au physique de skinhead d’extrême droite tweetait : «Je veux en finir avec la délinquance des SDF étrangers à Montpellier. Depuis le mois d’août, nous en avons arrêté 104,…
Auteur: B
