Le Village de l’Eau
À Melle, Sylvain Griffault, le maire, est un partisan du dialogue et de l’échange pour échapper à la violence et parvenir à avancer en entendant les contraintes des uns et des autres et les impératifs de la physique, de la chimie et de la nature.
Ce sont les raisons qui l’ont conduit à recevoir le village de l’eau en 2023. Les organisateurs l’ont convaincu du bien-fondé de cette démarche très facilement. La déception face aux violences qui ont émaillé la marche sur Sainte-Soline, la pression policière et institutionnelle d’une rare intensité, la transformation d’un champ en zone de guerre par des forces de l’ordre sur-armées, ont dissimulé le travail réalisé au village de l’eau l’année dernière.
L’entrée du Village de l’Eau – Crédit : Isabelle Vauconsant
Comme cette année, il s’agissait de rassembler des intervenants et des militants pour des conférences, des formations, des tables-rondes ou des spectacles.
Les organisateurs (Attac france et Solidaires 79) et la mairie se sont entendus sur les modalités de l’événement : une semaine de débats et de formations sur le thème de l’eau, élément fondamental de la vie, lieu d’expression pluraliste et fondée scientifiquement. L’eau, pensée comme un bien commun. Bassines non Merci !, la Confédération paysanne et les Soulèvements de la Terre contribuent aux débats et à l’animation. Le village est configuré pour accueillir 6000 personnes en instantanée et on en attend 15 000 sur les 5 jours.
Et comme l’année dernière, alors même qu’aucune manif’action n’est prévue, la pression policière, 4000 gendarmes sollicités, s’est exercée dès la préparation.

De nombreux points de contrôle ont été mis en place par les gendarmes – Crédit : Isabelle Vauconsant
Répression et méga-bassines
« On ne salue pas la manière dont Goliath empêche David de bouger. En revanche, nous saluons la responsabilité des…
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Auteur: Isabelle Vauconsant

