Mégacanal : l’imposture écologique d’un « aquarium de béton »

Un projet pharaonique, c’est d’abord une avalanche de chiffres. Le Canal-Seine-Nord-Europe (CSNE) n’échappe pas à cette règle : il s’agit de creuser 107 kilomètres de voie fluviale de 54 mètres de large, entre Compiègne (Oise) et Aubencheul-au-Bac (Nord), soit 64 communes traversées, afin de « connecter le réseau français aux 20 000 km de voies fluviales européennes » et transporter « 17,4 millions de tonnes de marchandises à horizon 2035 ». Pour cela, il faut construire sept écluses, dix quais, quatre ports intérieurs, soixante-deux ponts… Pour un investissement de 5 milliards d’euros d’argent public (réparti entre l’Europe, les collectivités territoriales et l’État français).


Sur le même sujet : Une pharaonique autoroute fluviale dans les Hauts-de-France

Pour les opposants à ce projet, d’autres chiffres sont à mettre en lumière : 21 millions de m3 d’eau maintenue en surface, 300 espèces protégées directement touchées, 100 000 tonnes de béton soit 12 millions de tonnes de granulat nécessaires, ainsi que 3 200 hectares de terres artificialisées et un impact sur le foncier agricole touchant un périmètre de plus de 70 000 hectares de terres.

« C’est un aquarium de béton pour lequel il faut mobiliser des milliers d’hectares des meilleures terres agricoles de France. Elles seront totalement perdues pour l’agriculture car une fois le chantier commencé, les terres auront été extraites, chamboulées, polluées », détaille Valtina* du mouvement Mégacanal non merci.

*

Les prénoms suivis d’une astérisque ont été changés.

« Aucun débat…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Vanina Delmas

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com