Québec prépare une réforme majeure en matière de grands projets publics. L’objectif : construire plus vite et moins cher. Cette réforme s’appliquerait pour tous les contrats d’infrastructures du Québec : écoles, hôpitaux, transports collectifs.
La future agence des transports devrait être au cœur de cette réforme. Son mandat principal sera de livrer les projets en minimisant les coûts et les risques, et en collaborant davantage avec les entreprises impliquées.
Cette annonce a suscité des réactions mitigées de la part de l’opposition et des syndicats. De son côté, le Conseil du Trésor serait a priori réfractaire à l’idée de ne pas assujettir les projets de cette future Agence au cadre de gouvernance en place.
À première vue, la nouvelle orientation du gouvernement du Québec, qui vise à assouplir les règles et permettre davantage de flexibilité pour les modes de réalisation collaboratifs, apparaît positive et souhaitable. Mais est-ce qu’une nouvelle structure, une agence centralisée, est vraiment LA solution à retenir pour améliorer la performance de nos projets ? Est-ce réellement la solution optimale pour gérer les projets de transport collectif au Québec ?
Spécialiste de la question de la gouvernance des projets majeurs d’infrastructures publique, ici comme à l’international, je souhaite apporter quelques éléments qui devraient être pris en compte dans cette réflexion.
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Auteur: Maude Brunet, Professeure agrégée, Gestion de projets, HEC Montréal

