Depuis quelques jours, le célèbre chef au col bleu blanc rouge, Philippe Etchebest (MOF cuisinier 2000), promeut sur les réseaux sociaux le centenaire du concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France » (« UMOF » ou « MOF ») qui se déroulera à Lyon du 6 au 9 juin 2024.
Si l’acronyme « MOF » parle à un certain nombre de personnes, les origines de ce concours, la variété des métiers représentés et les conditions d’obtention de ce titre sont encore assez peu connus du grand public. Or, en un siècle, près de 10 000 femmes et hommes ont remporté cette consécration, symbole de l’excellence artisanale française et modèle unique au monde.
Aux origines du concours
Le concours MOF – initié par Lucien Klotz, journaliste et critique d’art, qui en a l’idée dès 1913 – a vu le jour en 1924. Il est né de la crainte de la dévalorisation des métiers manuels, de leur disparition progressive et face au développement de la mécanisation. L’idée alors est de promouvoir l’artisanat, pérenniser les savoir-faire, susciter des vocations, favoriser l’apprentissage, distinguer une élite des métiers manuels et promouvoir l’excellence.
Romane Lesellier/Agence Balthazar
Aujourd’hui, plus de 200 métiers manuels sont concernés par ce concours, répartis en 17 groupes. Le premier, les métiers de la restauration, comprend les cuisiniers, catégorie la plus connue, à l’image de Paul Bocuse. Cependant, le concours concerne de nombreux autres métiers, plus éloignés des médias, comme le MOF ciselure, joaillerie ou orfèvrerie, mais aussi le MOF ébénisterie, restauration de céramiques ou vitraux d’art. Régulièrement, de nouvelles catégories sont créées comme le MOF Fromager en 2000 ou le MOF…
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Auteur: Nathalie Louisgrand, Enseignante-chercheuse, Grenoble École de Management (GEM)

