Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) a pris position sur l’annonce de la sortie de Grand Theft Auto VI – un des jeux les plus chers jamais produits et un des plus attendus de l’histoire du jeu vidéo – sans disque physique. Dans un tweet Jean-Luc Mélenchon a déclaré : “Avec GTA 6 sans disque en 2026 et l’annonce de Sony de la fin des ventes de disques physiques pour les jeux en 2028, la question de savoir comment on considère ces produits se pose. Demain, vous paierez sans jamais rien posséder. Ni prêt, ni revente, ni garantie de conserver ce qu’on a payé. Le jeu vidéo n’est pas une simple marchandise, c’est un bien culturel et le droit en vigueur doit s’y appliquer. Nous ouvrirons le chantier en 2027. Les joueuses et joueurs aussi ont des droits !”. Le 3 juillet celui-ci ajoutait : “Avec la fin du jeu physique, l’industrie du jeu vidéo veut nous imposer un tout-numérique dont l’accès sera conditionnel et limité dans le temps. Les droits de l’acheteur seront niés. C’est le triomphe de la marchandisation totale : vous payez plein pot pour n’avoir qu’un simple droit d’accès révocable. Ne les laissons pas confisquer notre patrimoine culturel. Reprenons le contrôle !”. Cette prise de position semble avoir été perçue plutôt favorablement par les gamers : alors que le jeu vidéo est une industrie culturelle majeure mais aussi un véritable champ artistique, elle est encore largement ignorée et méprisée par la classe politique. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Mélenchon s’en mêle : en 2014, celui-ci critiquait le traitement historique réservé à la révolution française dans Assassin’s Creed Unity – ce qui avait été, malgré la critique, bien reçu car perçu comme une marque d’intérêt réel. Et, en effet, cette annonce de Rockstar Games (l’éditeur de GTA VI) soulève un certain nombre de questions complexes, avec d’un côté…
Auteur: Rob Grams

