Ils sont une bonne trentaine à rêver de l’Élysée. De Francis Lalanne à Marine Le Pen, de Nathalie Arthaud à Jean-Luc Mélenchon. Des candidats qui n’ont évidemment ni les mêmes idées, ni la même notoriété, ni les mêmes chances de gagner. Mais qui ont tous un problème en commun. Trouver 500 élus prêts à les parrainer.
Cette formalité, héritée de 1962, devait permettre d’éviter que la présidentielle ne devienne un catalogue La Redoute. Sauf qu’elle favorise surtout les candidats qui disposent déjà d’un solide réseau d’élus.
Un nouveau mouvement peut avoir des centaines de milliers d’électeurs derrière lui et rester bloqué devant la porte. Pendant que les partis installés disposent d’un avantage construit au fil des décennies.
Et avec la publication des signatures depuis 2016, le parrainage est devenu tout sauf anodin pour les maires.
Alors pourquoi demander aux élus de faire le premier tri avant de laisser les Français faire le leur ? C’est toute la drôle de logique des 500 parrainages.
Auteur: Le Média
