L’État français, en signant la Convention des Nations unies sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes et la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, a pris la responsabilité de la protection de TOUTES les femmes vivant sur son sol. En tant qu’État démocratique, son rôle est de défendre les droits des femmes et de se garder d’exercer la moindre violence institutionnelle s’ajoutant à celles, sexistes et sexuelles, qu’elles subissent par ailleurs.
Aussi, nous, associations de femmes des quartiers populaires, au plus près de la réalité des femmes les plus vulnérables, demandons qu’une loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles, incluant enfin les situations spécifiques de toutes les femmes vivant sur le sol français, soit votée et soutenue au plus tôt par une mise en œuvre efficace.
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En effet, encore trop souvent, les violences vécues par les femmes, loin d’être éliminées, sont accentuées par les institutions ayant autorité et nous constatons que les femmes étrangères en France vivent une quadruple peine…
Première peine
Les violences : agression, viol, coups, mutilations sexuelles féminines, soumission, humiliation, réduction au statut d’objet : voici un échantillon de ce que vivent toutes les femmes victimes de violences.
Double peine
Les séquelles : physiques et celles, psychologiques, résultant de l’effraction psychique commise par l’agresseur.
Triple peine
Le traitement de la plainte : toujours difficile à déposer et encore plus avec la barrière de la langue, reçue avec négligence, suspicion ou mépris ;…
Auteur: Collectif

