Un universitaire menacé de mort
Accusé d’être l’un des leaders et financier des « terroristes antifascistes », une pétition, mise en ligne le 2 octobre 2025 par le Turning Point, l’organisation de prosélytisme réactionnaire fondée par Charlie Kirk, exige son renvoi de l’université.
Celle-ci, qui a été relayée par Fox News, a pour principal argument le fait que l’historien soit l’auteur du livre L’antifascisme. Son passé, son présent et son avenir, paru en 2018.
Trois menaces de mort lui sont envoyées par message, l’une d’entre elles annonçant son assassinat devant ses étudiants. Mark Bray est contraint de donner ses cours à distance. L’universitaire est également pris pour cible sur les réseaux sociaux, l’adresse de son domicile est dévoilée. Il quitte alors les Etats-Unis pour rejoindre l’Espagne.

« Étiolement des droits démocratiques »
C’est une « attaque concertée » de l’administration Trump contre les universités, alerte l’historien dans un article du Washington Post.
« J’ai le sentiment que ces événements en sont une facette, afin que les professeurs qui mènent des recherches sur les mouvements de protestation ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils partagent leurs recherches ou enseignent des sujets qui déplaisent au gouvernement ».
Lux Éditeur, sa maison d’édition en France, alerte sur un incident qui n’est « pas anecdotique » selon elle. « Il ne concerne pas qu’un historien américain, qu’une seule université. Il témoigne d’un étiolement rapide des droits démocratiques en Amérique ».
« Un climat de peur sur les scientifiques »
Bray est un cas emblématique de ce que beaucoup décrivent comme une menace directe à la liberté académique. Au-delà de la recherche sur l’antifascisme, les universitaires craignent que d’autres sujets comme l’équité, le DEI (Diversité, Équité, Inclusion), le genre ou le climat, deviennent des terrains de…
Auteur: Florian Grenon

