Dans une déclaration publiée vendredi par son porte-parole, Stéphane Dujarric, M. Guterres estime que ces attaques « risquent d’exacerber les tensions régionales et d’alimenter un cycle d’escalade susceptible d’entraîner davantage le Yémen dans un conflit régional ».
Les Houthis, qui contrôlent une partie du Yémen, ont déclaré cette semaine avoir touché deux pétroliers saoudiens en mer Rouge, suscitant une envolée du prix du pétrole en raison de la crainte qu’une autre voie maritime cruciale ne soit bloquée, avec une cascade de conséquences pour l’économie mondiale.
Selon le chef de l’ONU, une nouvelle détérioration de la situation compromettrait les perspectives de paix au Yémen et aurait de graves conséquences économiques, humanitaires et environnementales, tant dans la région qu’au-delà.
António Guterres appelle à une « désescalade immédiate » et exhorte les Houthis à s’abstenir de toute nouvelle attaque ou de toute autre action susceptible d’aggraver la situation. Il demande également le « rétablissement complet » de la liberté de navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb – qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden – et ses environs.
Le détroit d’Ormuz est une voie maritime stratégique.
Escalade dans le détroit d’Ormuz
Cette mise en garde intervient au lendemain d’un appel lancé par le Secrétaire général devant le Conseil de sécurité pour mettre fin à l’escalade militaire au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l’Iran qui perturbe presque totalement le trafic dans le détroit d’Ormuz.
« La situation échappe à tout contrôle. Elle vacille au bord de l’impensable », avait-il déclaré, réaffirmant qu’« il n’existe pas de solution militaire à ce conflit » et que « la diplomatie est la seule voie à suivre ». Il avait également plaidé pour le…
Auteur: Nations Unies FR

