Quatre zones – le détroit d’Ormuz, la mer Rouge, les eaux au large de la Somalie et la mer Noire – sont désormais, simultanément, des théâtres de danger d’une ampleur inédite pour le secteur.
Navires et équipages se retrouvent ainsi pris au piège et attaqués dans des conflits qui ne les concernent pas.
Damien Chevalier, directeur de la Division de la sécurité maritime de l’Organisation maritime internationale (OMI), s’est entretenu avec ONU Info sur l’ampleur de la menace et les mesures prises pour protéger les navires et leurs équipages.
À quelle crise le secteur maritime est-il confronté ?
C’est la première fois qu’autant de navires et de marins sont menacés simultanément dans plusieurs régions. La crise dans le détroit d’Ormuz est sans précédent par le nombre de navires – 2 000 – et de marins – 20 000 – qui ont été touchés au début du conflit.
Damien Chevallier, directeur de la Division de la sécurité maritime de l’Organisation maritime internationale (IMO).
Le secteur est désormais confronté à une combinaison de crises : non seulement celle d’Ormuz, mais aussi les attaques des Houthis en mer Rouge et une forte recrudescence de la piraterie au large de la Somalie, où des marins sont pris en otage.
Les attaques se sont également fortement multipliées en mer Noire, où les parties au conflit utilisent des drones pour viser des pétroliers et des navires transportant des céréales.
Pourquoi la piraterie augmente-t-elle au large de la Somalie ?
Les moyens navals sont davantage mobilisés face aux menaces en mer Rouge et dans le détroit d’Ormuz. Les pirates en profitent donc, en ciblant notamment les vraquiers, plus petits et plus vulnérables.
Une récente réunion consacrée à l’application du droit en mer a largement porté sur la lutte contre la piraterie, compte tenu de la multiplication des incidents et de…
Auteur: Nations Unies FR
