Trois jours après la signature au Paraguay de l’accord de libre-échange avec les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), l’heure n’est pas encore à sa ratification par le Parlement européen. Celle-ci n’interviendra que dans plusieurs mois. Mais mercredi à la mi-journée, 720 eurodéputés vont se prononcer sur une résolution visant à contester l’accord commercial UE-Mercosur devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE). Le texte initié par la gauche est soutenu par 145 députés issus de cinq groupes politiques et de 21 nationalités différentes.
Le traité a pour objectif d’intensifier les échanges de biens et de services entre les deux alliances. Le traité prévoit une suppression de 90 % des barrières douanières existantes. Côté Amérique latine, ce sont essentiellement des produits agricoles qui devraient être exportés, croisant le chemin de voitures, de vêtements, de vins ou encore de produits chimiques venus d’Europe. Dans l’Hexagone, le traité a suscité ces derniers jours des manifestations du monde agricole en raison d’une concurrence jugée déloyale au vu des réglementations environnementales et sanitaires moindres en Amérique latine.
Engagement de la Commission de ne pas proposer d’application provisoire du Mercosur
La veille de ce scrutin qui, s’il est adopté, pourrait suspendre l’application provisoire du traité (lire notre article) qui est de droit une fois qu’au moins…
Auteur: Simon Barbarit

