C’est une image que beaucoup d’Etats européens attendent depuis longtemps, alors que d’autres pays la redoutent. Ce samedi au Paraguay, la présidente de la Commission européenne apposera sa signature à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, en Amérique latine. L’Allemande Ursula von der Leyen a obtenu mandat pour signer cet accord commercial, après le vote, le 9 janvier dernier, d’une majorité d’Etats-membres de l’Union et malgré l’opposition de plusieurs pays dont la France, l’Irlande, la Hongrie, la Pologne et l’Autriche qui n’ont pas réussi à former une minorité de blocage.
« C’est un accord géopolitique crucial »
« C’est beaucoup plus important qu’un accord commercial. C’est un traité stratégique avec un partenaire crucial dans une situation géopolitique et économique très délicate où Donald Trump veut imposer sa loi », se réjouit Javier Moreno Sanchez, eurodéputé socialiste espagnol, interrogé dans l’émission Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat, diffusée le samedi à 16 h 30.
La réaction est nettement moins joyeuse, côté français, où tous les élus sont défavorables à ce traité. « Le commerce international peut être bénéfique mais il ne faut pas affaiblir certains secteurs économiques. Et cet accord est injuste pour l’agriculture européenne », commente l’eurodéputé français Jérémy Decerle, membre du groupe centriste…
Auteur: Alexandre Poussart

