Malgré l’opposition de la France, le Mercosur sera signé samedi 17 janvier au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne. Cet accord commercial entre d’un côté, l’Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay et de l’autre, l’Union européenne, a pour objectif d’intensifier les échanges de biens et de services entre les deux alliances. Le traité prévoit une suppression de 90 % des barrières douanières existantes. Côté Amérique latine, ce sont essentiellement des produits agricoles qui devraient être exportés, croisant le chemin de voitures, de vêtements, de vins ou encore de produits chimiques venus d’Europe. Dans l’Hexagone, le traité a suscité ces derniers jours des manifestations du monde agricole en raison d’une concurrence jugée déloyale au vu des réglementations environnementales et sanitaires moindres en Amérique latine.
Au Parlement européen, dont la session plénière démarre la semaine prochaine, c’est une autre bataille qui démarre. En attendant la présentation du traité pour sa ratification, les 720 eurodéputés vont se prononcer mercredi à la mi-journée, sur une résolution visant à contester l’accord commercial UE-Mercosur devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE). Le texte initié par la gauche est soutenu par 145 députés issus de cinq groupes politiques et de 21 nationalités différentes. Le groupe Patriotes pour l’Europe, présidé par Jordan…
Auteur: Simon Barbarit

