La Transfiguration de Jésus est une grande fête, qui, dès le Ve siècle, pourrait avoir été célébrée par les Églises d’Orient. Elle s’enracine dans la tradition du Premier Testament avec Moïse et Elie comme figures phare. À cette occasion, la communauté protestante de Pomeyrol (Bouches-du-Rhône) propose chaque année une semaine d’étude, de partage et d’échange toujours à trois voix : catholique, protestante et orthodoxe. Le 6 août est l’aboutissement de ce temps de rencontre. En effet, pour les Orthodoxes la Transfiguration est une fête essentielle.
Dans ce passage de l’évangile de Luc, Jésus est tellement en communion avec son Père qu’il devient entièrement transparent à la lumière de Dieu. Avec Moïse, nous sommes renvoyés au tête-à-tête incroyable de cet homme avec Dieu (Ex 33,11) comme Jésus le fait sans cesse. Avec Elie qui n’a pas connu la mort (1 R 2,11), nous sommes témoins de la résurrection de Jésus.
Pierre, Jacques et Jean, tous les trois proches du Nazaréen, sont sidérés par ce qu’ils voient. Comment ne pas l’être ? Au milieu de cette stupéfaction, une parole forte se fait entendre. Elle circule à travers les siècles comme une profession de foi divine : « celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ». Or, juste avant ce passage et très vite après, Jésus annonce sa Passion. Si la Croix nous fait peur, si la Passion nous apparaît comme incompréhensible, ce moment glorieux nous appelle à l’écoute et à la fidélité en Christ.
Autres lectures : Dn 7, 9-10.13-14 (ou 2 P 1, 16-19) ; Ps 96
Auteur: Marie Jo Guichenuy, présidente de l’association Unité Chrétienne. Lyon
