Mercure : la pollution pourrait s'aggraver à cause du changement climatique

La pollution au mercure est dangereuse pour la santé des humains et des écosystèmes car cet élément s’accumule dans l’organisme. Nous vivons, pour cette raison, dans un monde où il est déconseillé de manger des poissons prédateurs sauvages (thons, dorades…) plus d’une fois par semaine, car ils sont contaminés au mercure. Or, le changement climatique pourrait aggraver cette pollution, alertent deux chercheurs de l’Institut espagnol de chimie physique Blas Cabrera, dans une réflexion publiée le 8 octobre dans la revue Science.

Le mercure est un élément naturellement présent dans l’environnement mais les activités humaines ont accentué sa dispersion, notamment via les exploitations minières où la combustion d’énergie fossile. Il devient dangereux lorsqu’il se transforme en méthylmercure, forme facilement absorbable par les organismes vivants, où il s’accumule et est particulièrement toxique.

Or, écrivent les chercheurs, le changement climatique est susceptible de libérer davantage de mercure, via la fonte du permafrost et la multiplication des feux de forêt notamment. Le réchauffement et la désoxygénation des eaux peuvent aussi favoriser une activité microbienne à même de transformer le mercure en méthylmercure.

Conclusion des auteurs : il est d’autant plus urgent de réduire nos pollutions au mercure. Le rythme actuel de réduction des émissions de mercure pourrait, avec le changement climatique, ne pas être suffisant pour réduire les risques, pour les écosystèmes comme pour les humains.

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