Mes ennemis ne sont pas en Iran. Mes ennemis sont à Washington et à Tel Aviv. À Londres et à Canberra.
Mes ennemis sont les oligarques occidentaux et les gestionnaires d’empire qui empoisonnent ma société et rendent tout infernal, tout en massacrant des êtres humains grâce à mes impôts.
Mes ennemis sont les tyrans qui transforment notre civilisation en une dystopie sous contrôle mental où il est de plus en plus illégal de critiquer les abus de mon gouvernement et de ses alliés, et de plus en plus difficile de trouver des informations qui contredisent le discours impérial.
Mes ennemis sont les apologistes de l’empire et les partisans de la propagande. Les propagandistes et les manipulateurs. Ceux qui prennent parti pour Israël et les États-Unis contre les intérêts humains fondamentaux.
Les lèche-bottes de l’empire m’accusent toujours d’écrire de la « propagande » pour « l’ennemi », par « ennemi » désignant quiconque l’empire centré sur les États-Unis attaque ou s’apprête à attaquer. J’ai toujours envie de leur dire : « Espèce d’enfoiré, c’est TOI mon ennemi. TOI. Toi et l’empire pour lequel tu es à la solde. »
Les Iraniens ne m’ont jamais rien fait. Ils ne représentent aucune menace pour moi. Ils n’ont pas déclenché la guerre dans mon pays. C’est l’empire sous lequel je vis qui a déclenché la guerre dans le leur.
Les Iraniens ne m’ont pas privé, ainsi que mes compatriotes occidentaux, de toute liberté politique démocratique pour créer une oligarchie dirigée par des ploutocrates mégalomanes et des agences gouvernementales psychopathes.
Les Iraniens n’ont pas bloqué tous les systèmes politiques de la société occidentale, nous empêchant ainsi de voter pour la paix, la justice économique et la transparence gouvernementale.
Les Iraniens ne s’emploient pas sans relâche à endoctriner et manipuler toute ma société pour faire de nous des imbéciles apathiques agitant…
Auteur: Caitlin JOHNSTONE

