« Mes enseignements ne sont plus hors-sol »


Après avoir lancé la production d’une bière étudiante sur le campus Descartes de Marne-la-Vallée – en lien avec de nombreux acteurs locaux –, l’enseignant-chercheur Hervé Defalvard veut transformer les usages et pratiques de son université pour l’inscrire dans une perspective nouvelle, celle des communs.


Depuis presque dix ans, ma vie universitaire a connu un changement radical en pratiquant une « université complètement retournée à l’envers » pour reprendre l’expression du regretté Bruno Latour. À partir de 2014-2015, j’ai souhaité orienter le programme de la chaire d’économie sociale et solidaire (ESS) de l’université de Marne-la-Vallée (aujourd’hui dénommée Gustave-Eiffel) vers les communs. Ces derniers sont des modes d’organisation de l’économie, distincts du marché et de l’État, basés sur des communautés qui assurent l’accès et l’usage durable des ressources à leurs membres. Pour l’ESS, composée des associations, coopératives et mutuelles, les communs offrent la possibilité de développer sur les territoires une économie alternative au capitalisme.

Cette nouvelle orientation s’est d’abord traduite par l’expérimentation, au sein de notre université, d’un commun autour des papiers qu’elle utilise afin que ces derniers fassent l’objet d’un réemploi plutôt qu’ils ne finissent dans l’incinérateur local géré par Suez à Saint-Thibault-des-Vignes. Avec Joseph Sangiorgio, de la coopérative Coopaname, et les étudiants du master ESS, nous avons pendant deux années œuvré pour cette collecte séparée des papiers. Si cette première expérience, appelée « Nos papiers en commun », n’a pu déboucher, elle a marqué le début de coopérations avec des acteurs et actrices du territoire de Marne-la-Vallée, qui ont bouleversé ma manière…

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